L'allocation d'actifs

La démarche d’investisseur responsable de l’ERAFP ne se résume pas uniquement à l’application de règles de sélection et de suivi des investissements. Elle se reflète également dans la mise en œuvre d’une allocation d’actifs prudente et diversifiée.
 
L’ERAFP considère de plus que le secteur financier public peut servir de relais lorsque l’accès des acteurs économiques au crédit est rendu plus difficile par le ralentissement de l’activité. À cette fonction contra-cyclique, l’ERAFP allie une capacité peu commune d’accompagnement à long terme des organismes dans lesquels il investit, grâce aux marges de manœuvre importantes dont il disposera au moins durant les vingt années à venir.
 
En effet, de création récente, le RAFP va connaître une longue période de montée en charge. Bénéficiant de flux de trésorerie nets très importants (en 2016, 1,83 Mds€ de cotisations), il échappe aux contraintes de la gestion de court terme et peut conserver sur le long terme les titres qu’il détient en portefeuille.
 
Disposer de telles liquidités est un atout stratégique, s’agissant de financer des projets d’investissement qui s’inscrivent eux-mêmes dans un temps long, voire très long pour les plus structurels d’entre eux (extension du réseau d’infrastructures, développement de l’innovation et des petites entreprises).
 
En 2016, l’ERAFP finance l’économie française au sens large à hauteur de 8,8 Md€, soit 45% de son actif total en prix de revient amorti.

Investissements en France par classe d'actifs au 31 décembre 2016 (en valeur générale)


 

Flux d'investissement par classe d'actifs au cours de l'année 2016