La lutte contre le changement climatique

L’implication de l’ERAFP au sein de l’IIGCC

La conférence sur le climat (COP 21), tenue à Paris en décembre 2015, doit être l'occasion de progresser dans la mise en place du cadre nécessaire pour inciter les agents à prendre conscience des enjeux et, au-delà, à accepter de changer leurs comportements.

C'est dans ce cadre que s'inscrivent les débats sur les modalités d'incorporation dans les prix de l'externalité négative associée aux émissions de gaz à effets de serre. 

Si, à la suite de la COP21, un nouvel échec devait être constaté, non seulement les opportunités d'investissement et de créations d'emplois seraient perdues, mais c'est l'objectif de contenir l'augmentation de la température moyenne dans la limite de 2 degrés d'ici 2050 qui serait très compromis.

Dès la création de l’ERAFP, son conseil d’administration a décidé que tous les investissements de l'ERAFP seraient réalisés dans le respect d'une charte ISR accordant une place importante à la limitation des rejets de gaz à effet de serre. Selon l'ERAFP :
  • l'approche best in class permet de flécher les investissements, secteur par secteur et classe d’actif par classe d’actif, vers les émetteurs les mieux à même de contribuer à un développement durable et notamment à la transition énergétique et écologique
  • l’engagement collaboratif permet de mutualiser les ressources et d’accroître considérablement l’influence et le poids des investisseurs vis-à-vis des multinationales et autres émetteurs. C’est pour cette raison que l’ERAFP s’implique dans les travaux menés par le groupe des investisseurs institutionnels sur le changement climatique (IIGCC),
Pour être crédibles dans cette démarche, l’ERAFP soutient que les investisseurs se doivent :
  • d’être transparents vis-à-vis de leurs souscripteurs ou bénéficiaires sur les critères d’investissements pris en compte et leurs modalités d’intégration (exclusions, sélection de type best in class, approche thématique, etc.),
  • d’apporter des preuves tangibles de l’impact de leur démarche par exemple en mesurant l’empreinte carbone de leurs investissements, en souscrivant à des obligations « vertes ou sociales » qui permettent le fléchage des fonds levés vers des projets à valeur ajoutée environnementale et/ou sociale, en publiant les économies d’énergie réalisées via une gestion responsable de leur patrimoineimmobilier, etc.
 
 

La mesure et la publication de l’empreinte carbone du portefeuille actions de l’ERAFP

C’est la raison pour laquelle l’ERAFP, signataire de l’engagement de Montréal sur le carbone, publie une mesure de l’empreinte carbone de son portefeuille d’actions. Réalisée par Trucost, cette mesure se décline au niveau des trois principales composantes du portefeuille : zone euro, zone nord-américaine (Etats-Unis principalement) et zone internationale. Une synthèse des principaux résultats est disponible en téléchargement.


 

L’expérimentation de la « décarbonation »

Dans la continuité du calcul de l’empreinte carbone de son portefeuille actions, publié début 2014, l’ERAFP a travaillé avec le gestionnaire français Amundi sur une méthodologie visant à réduire de manière significative l'empreinte carbone d’un portefeuille de 750 millions d’euros géré pour le compte de l’ERAFP dans le cadre d’un mandat de gestion indicielle.
 
La mesure de l'empreinte carbone réalisée début 2014 a montré que notre approche best in class, qui prend en compte un large spectre d'enjeux ESG, permet de réduire l'intensité carbone des investissements en actions de l’ERAFP. L’établissement a donc décidé d’approfondir ce champ d’actions en expérimentant sur un de ses fonds actions une méthodologie visant à accroître la sélectivité du filtre « émissions de CO2 », en plus d'appliquer nos autres critères ESG.
 
Cette méthodologie de décarbonation complète en effet l’approche best in class qui consiste à ne sélectionner que les meilleures entreprises d’un point de vue environnemental, social et de gouvernance. Un filtre additionnel est appliqué à partir des données collectées sur l’intensité carbone (émissions CO2e / chiffre d’affaires) des entreprises : 5% des entreprises les plus polluantes au niveau global et 20% des entreprises les plus polluantes de chaque secteur sont exclues du portefeuille.
 
Le portefeuille décarboné affiche une performance similaire à l’indice initial, tout en permettant une réduction de son intensité carbone d’environ 40% par rapport à ce dernier.
 
En parallèle du suivi de ce mandat, l’ERAFP poursuivra ses travaux en matière de mesure des risques carbone et climatiques, notamment à travers le soutien d’initiatives de recherche et développement visant à évaluer l’alignement des investissements aux objectifs climatiques. L’ERAFP a notamment soutenu l’association 2° Investing Initiative dans le cadre du lancement d’un programme de R&D sur 3 ans visant à créer un indicateur de « performance climatique ».
 
 
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